Illegal Loggers: The Tribe Waging War in the Amazon
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Illegal Loggers: The Tribe Waging War in the Amazon


Les bûcherons ont complètement envahi nos terres. La guerre est inévitable. Sans cela, nous ne récupèrerons pas nos terres. Mon père s’est battu pour cela, mon grand-père aussi, et moi, à l’âge de 38 ans, je peux gagner le combat. Qui a les [calibres] .28 ? .32 ? Quel type de voisin envahit les terres d’autrui ? Ce n’est pas un voisin, c’est un ennemi. BÛCHERONS CLANDESTINS EN AMAZONIE :
SUR LE SENTIER DE LA GUERRE [PARÁ, BRÉSIL] Aujourd’hui encore, la déforestation est l’une des premières causes du changement climatique. La déforestation en Amazonie brésilienne a augmenté de 400% par mois depuis Octobre 2014. L’exploitation forestière illégale n’est pas soumise aux permis, aux taxes et à la réglementation salariale, ce qui rend l’industrie d’autant plus plus rentable. 78% de l’exploitation forestière qui a lieu dans l’état du Pará — le plus grand producteur de bois amazonien du Brésil — est illégale. Les terres autochtones qui sont protégées par le gouvernement fédéral sont très prisées par les bûcherons clandestins pour leur dense forêt vierge, contraignant les communautés autochtones à réagir, entraînant souvent la violence et la mort dans les deux camps. On est allés rencontrer Naldo, l’un des chefs de la tribu Tembe qui vit dans la réserve d’Alto Rio Guama, qui recouvre 279,000 hectares de l’état du Para. La plupart des terres de la réserve des Tembe sont menacées par les bûcherons et les nouveaux occupants. On voulait savoir comment les Tembe tentaient de défendre leurs terres. Est-ce qu’il y a eu des incidents dans le passé, des confrontations violentes [CHEF, TRIBU TEMBE]
entre les Tembe, les bûcherons et les exploitants agricoles? En 1996, ils nous ont battus dans un champ. 77 Indiens ont été battus quand on est allés brûler le bois d’oeuvre. En 2000, ils nous ont tiré dessus alors qu’on essayait de mettre le feu à un pont. Plus tard, je crois que c’était en 2005, la police fédérale a du battre en retraite à bord d’un hélicoptère, parce que les gars se sont barricadés et ont mis le feu tout autour, et la police a été prise sous le feu et encerclée par les flammes. C’est pour ça qu’on est toujours à l’affût. Mais la lutte contre l’exploitation forestière illégale n’est pas le seul combat des Tembe ; ils essayent également de récupérer une grande partie de leurs terres. L’exploitation bovine Mejer a été construit sur 9 000 hectares de forêt vierge, volée aux Tembe dans les années 1970. Après 40 ans d’occupation illégale, un tribunal a enfin conclu que la ferme doit être remise aux Tembe. Mais la date d’expulsion n’a toujours pas été fixée. Pour mettre en route la procédure d’expulsion, les Tembe ont reçu des subventions gouvernementales pour construire une nouvelle route qui traverse la réserve et le ranch. Le route que les Tembe sont en train de construire s’étend sur 13 kilomètres, partant des villages et s’arrêtant juste au bord de la colonie illégale. Par endroits, il existait déjà un chemin de terre à l’emplacement de la route, qu’ils n’ont eu qu’à étendre. Cette section de la route, par contre, est toute neuve et cet endroit de la forêt tropicale n’a jamais auparavant été traversée par une route. On nous a dit que si on prend cette route, on risque d’être menacé par les bûcherons clandestins qui opèrent dans cette zone, qui sont complètement contre cette route. Depuis deux jours, certains Tembe ont reçu des menaces de la part des bûcherons qui veulent stopper la construction. [GUERRIER TEMBE]
Aujourd’hui, on termine la route, mais on s’est beaucoup battus, on a même risqué nos vies. Le gouvernement devrait protéger la zone, parce que c’est une zone fédérale. Ça ne devrait pas être à nous, les peuples indigènes, de risquer nos vies pour protéger ces terres. Ça dure depuis 40 ans. On n’avait pas accès à ces terres, et pourtant, elles font partie de la réserve. À votre avis, pourquoi est-ce que le gouvernement ne vous a pas fourni les garanties de sécurité que vous aviez demandées? Ils l’ont promis, mais n’ont rien fait. C’est pour ça que les villages ont décidé de faire venir nos frères ici, nos guerriers, pour le faire nous-même, et pour reprendre ces terres — c’est très important pour nous. Elles font partie de notre réserve. Ça a une valeur historique pour nous, et c’est pour cela que nous sommes prêts à mourir. Lorsque la ferme Mejer a été construite, dans les années 70, le vol des terres était si flagrant qu’il a joué un rôle de catalyseur, et a poussé d’autres colons et bûcherons clandestins à prendre les terres des Tembe. Une fois que les bûcherons avaient défriché la forêt, les fermiers s’installaient et plantaient du soja pour faire paître le bétail, pour assurer la rentabilité des terres pendant les prochaines décennies. La route construite, les Tembe se sont approchés de l’une des clôtures qui sert de rappel constant de la lutte menée par leur peuple pour recouvrer ses terres. [RANCH MEJER]
Est-ce que ça te rend triste de voir comment ils ont transformé ces terres au cours des 40 dernières années ? Ça me donne envie de pleurer. Ça fait mal. C’est une peine pour tous les Indiens Tembe. Aujourd’hui, c’est clair qu’il nous faut un important projet de reboisement pour que nos terres puissent assurer la subsistance de notre peuple, un peuple qui a besoin de soutien du gouvernement et des ONGs. Deux des employés de la ferme viennent d’arriver en moto pour demander aux Tembe de leur montrer l’ordre d’expulsion. Personne ici — ni moi, ni aucune autre personne — n’est malintentionné. On n’est pas venu pour se battre, on ne fait de mal à personne, cette terre nous appartient de droit. Mais nous aussi nous avons nos limites. Si on se bat, alors le gouvernement sera heureux, ils veulent nous voir nous battre. S’ils voulaient trouver une solution, ils le feraient, et chacun resterait à sa place. Il y a beaucoup de pères de familles qui vont mourir de faim maintenant. C’est une situation difficile, beaucoup de gars ne peuvent même pas se payer un cabanon. Où est-ce qu’ils vont aller ? Vivre sous un pont ? Et ensuite ? Ils deviennent des criminels, c’est comme ça. C’est une situation horrible. Peu de temps après avoir rencontré les exploitants agricoles, un membre de la FUNAI, l’organisme gouvernemental responsable de la politique indigène du Brésil, a dit aux Tembe que l’ordre d’expulsion étaient prêt. Le représentant de la FUNAI qui a collaboré avec les Tembe vient d’apporter des exemplaires de l’ordre d’expulsion, alors au lieu d’attendre que d’autres employés de la ferme se ramènent pour tenter de négocier, ils vont tout simplement se rendre à la ferme avec l’ordre. On va les suivre. On est dans un petit convoi de 20 à 25 guerriers Tembe armés, accompagnés d’un représentant de la FUNAI. On va se rendre à la colonie pour leur remettre l’ordre d’expulsion. L’une des employées a appelé son patron pour lui demander de venir ici pour recevoir l’avis d’expulsion. Comme vous pouvez le voir, tous les Tembe sont armés, c’est une démonstration de force plutôt importante pour simplement remettre un bout de papier. On est venus ici, au bureau de la ferme, pour leur remettre un document. Un document qui dit que nous reprenons la ferme de manière légale. Elle nous revient de droit. On est en train d’écrire l’histoire. Aucun Indien n’a jamais été ici auparavant. Vous êtes triste de devoir partir et trouver un autre endroit où vivre et travailler ? Non. On savait que ça arriverait un jour. Il n’y a aucune raison d’être triste. Bien sûr, ça va nous manquer, mais on reste calmes, on doit subir les conséquences. Ça ne vous dérangeait pas de travailler ici, sachant que le terrain appartenait aux Tembe ? Non, jamais. Pas du tout. Là, ils vont retourner à la forêt, heureux de ce qu’ils ont accompli ici. Les gérants savent qu’il est l’heure de partir, la plupart d’entre eux sont prêts à partir. On est en route pour rencontrer Puyr Tembe, l’une des responsables de la tribu. C’est une figure de proue de la lutte pour la reconquête des terres. Elle participe même aux patrouilles armées avec les guerriers. [TRIBUE TEMBE]
J’ai eu l’opportunité de poursuivre mes études hors de la réserve, à Belem, et aujourd’hui, je suis étudiante en droit. Cela me permet aujourd’hui d’aider lors des discussions. L’année dernière, on a eu trois rendez-vous à Brasilia. Les chefs me laissaient parler, en tant que femme et en tant que mère, de la réalité quotidienne de notre peuple. Même les représentants FUNAI ont été surpris de voir une femme parler avec autant d’autorité, de défendre notre territoire. La procédure contre la ferme dure depuis plus de 40 ans. Beaucoup d’entre nous sommes nés dedans, y compris moi, j’ai 38 ans. Mais depuis 2011, d’autres peuples autochtones au Brésil ont commencé à faire comme nous, à reprendre leurs terres, soit avec l’aval du gouvernement, soit sans, Ils sont allés reprendre ce qui leur appartient de droit. Je pense qu’on va persévérer pendant les 400 ans à venir. Puyr a proposé de nous montrer le sud de la réserve, là où les Tembe ont adopté une approche beaucoup plus agressive contre les bûcherons clandestins. Au nord de la réserve, les Tembe ont fait appel aux tribunaux pour contester l’expropriation et l’exploitation forestière illégales. Mais à cause de la corruption et de la bureaucratie, ce processus est très lent. On est ici au sud de la réserve, une région bien plus reculée, où les bûcherons peuvent procéder au déboisement en toute impunité. Ici, les Tembe patrouillent dans la jungle, à la recherche de bûcherons clandestins. Quand ils les trouvent, ils confisquent leur équipement sous la menace des armes, et mettent le feu aux troncs récemment abattus. On va aller en patrouille avec les Tembe pour voir de nos propres yeux combien la lutte contre l’exploitation forestière illégale est dangereuse et désespérée. On a rencontré Isodoru, le chef d’un village Tembe, à la tête de cette patrouille pour traquer les bûcherons clandestins. Si les Tembe ne patrouillaient pas dans le secteur, qu’adviendrait-il de la réserve, à ton avis ? [CHEF, TRIBU TEMBE]
Si on arrêtait les patrouilles, si on cessait d’y porter attention et de nous défendre, ils en profiteraient, ils nous envahiraient et ce serait la fin. On doit les faire partir et s’ils veulent nous tuer, qu’ils nous tuent, mais nous sommes prêts à mourir pour ce qui nous appartient. Est-ce que les bûcherons sont armés ? Est-ce qu’ils portent des armes ? En réalité, à chaque fois qu’on les surprend, ils sont armés, ils portent soit un fusil, soit un pistolet. Ils n’ont plus peur de nous, les propriétaires, et ni des autorités, d’ailleurs. Que pensez-vous des exploitants et de leurs motivations professionnelles ? Ce que je veux dire, c’est qu’on n’a pas envie de nous battre contre eux, mais le gouvernement est sensé protéger tout le monde, afin qu’ils puissent survivre sans avoir à détruire notre forêt. Est-ce que les Tembe participent aux activités d’exploitation forestière illégale ? Certains de nos proches ont cessé de comprendre et se sont mis en colère. Ils disent que si les blancs prennent ce qui nous appartient, alors nous devrions le prendre aussi. C’est moi le chef, je ne vais pas autoriser ça. Pour faire en sorte que personne en dehors du village ne soit au courant de la patrouille, les Tembe ont seulement annoncé aux guerriers hier soir qu’il y’aurait une patrouille. Pour l’instant il y a environ 10 personnes, mais Isodoru, le chef, s’attend à plus de monde Notre mission aujourd’hui est très sérieuse. Nous savons qu’il y a beaucoup de personnes têtues qui s’obstinent à faire des choses qu’ils n’ont pas le droit de faire, mais nous devons rester positifs, et continuer à espérer qu’un jour, nous réussirons à mettre fin à l’exploitation forestière illégale dans la réserve. Les Tembe ont insisté pour que moi aussi, je sois badigeonné de peinture de guerre rouge. D’après Regenaldo, l’un des anciens du village, Les Tembe vont tenter de traquer les bûcherons. Ils pensent savoir où ils se trouvent. Ils vont marcher dans la jungle et tenter de surprendre les bûcherons dans leur campement. Ensuite, ils vont plus ou moins donner un ultimatum aux bûcherons : soit ils quittent les lieux, soit la tribu met le feu à leurs véhicules. Ça vous arrive d’être nerveux avant de partir en patrouille ? Non, quand on parcourt nos terres on n’a pas peur, parce qu’on est habitués à nous défendre et à nous battre. Parfois, les bûcherons ont peur, ils ne savent pas si on va leur faire du mal, ou mettre le feu à quelque chose, ou les arrêter, alors parfois, ils ont peur. Qu’adviendrait-il de la réserve sans ces patrouilles ? La guerre est inévitable. Sans cela, nous ne récupèrerons pas nos terres. Parce qu’on va les voir et on parle, on parle, on parle, mais ils n’écoutent pas. Ils disent, “Si tu reviens ici, je vais te tuer ou te faire tuer.” Voilà ce qu’ils nous disent. À moi, ils me l’on dit souvent. Ils ne partent pas. Ils sont partout. Avec les guerriers d’humeur combative, nous sommes partis sur les traces des bûcherons clandestins. On n’a aucune protection policière et ils sont armés seulement de fusils, de machettes et de lances. Voilà à quoi ressemble aujourd’hui la ligne de front contre l’exploitation forestière illégale au Brésil. Mon arrière grand-père, lorsqu’il a vu les hommes blancs, a eu peur et s’est caché. Il attrapait ses flèches et leur tirait dessus. De leur côté, eux tiraient pour tuer. Aujourd’hui, on dit aux bûcherons de partir et quand on a le dos tourné, quand on revient, ils sont là, à couper des arbres. Mais si on va leur dire, “Cassez-vous,” et si on les menace, alors ils partent et ils ne reviennent pas. Qui a les [calibres] 28 ? Toi aussi ? 32 ? Qui d’autre… Qui a les 20 ? Les Tembe ont repéré des traces de tracteur, qui semblent avoir été faites aujourd’hui. De chaque côté du chemin, des arbres ont été abattus. Ils disent qu’ils ont été abattus récemment. Après avoir emprunté ce chemin, qui semble avoir servi récemment pour l’exploitation forestière, les guerriers ont trouvé un bulldozer, ce qui semble indiquer que les bûcherons sont dans les parages. Ils sont partis en courant dans la jungle pour les trouver. On vient de passer 20 minutes à courir dans la jungle. On s’efforce à suivre l’un des guerriers Tembe. Apparemment ils ont trouvé des bûcherons en plein milieu de la forêt. Qu’est ce qui s’est passé quand vous êtes arrivés ici? On a trouvé ces gars en train de bosser ici, alors on est venu leur dire d’arrêter. Ça fait combien de temps que vous coupez des arbres dans cette partie de la forêt ? Ici ? À peine un mois. On s’est arrangés avec l’autre gars, Ezequiel. Il voulait finir une partie de la route, on lui a dit qu’on avait un tracteur, et que s’il voulait, on finirait la route pour lui. On y est allés, on a fini la route, et là on coupe des arbres pour payer la location du tracteur. C’est pour ça qu’on est là. Jamais on n’entrerait ici tout seuls, quelqu’un nous faisait entrer. Je vis ici depuis 16 ans et c’est toujours la même histoire. Parfois les Indiens nous laissent entrer, et ensuite, d’autres Indiens viennent nous dire de partir. Mais Ezequiel vous a laissé entrer, il est Indien, alors vous saviez que c’est une terre autochtone. Oui. C’est ça ce qu’ils veulent savoir. Écoute, on n’est pas venu ici pour envahir, on est venu ici avec son autorisation. D’accord, maintenant on veut qu’il reconduise le tracteur vers la route principale. Les Tembe vont sortir le tracteur de la forêt et j’imagine qu’ils vont soit garder le tracteur, ou peut-être le brûler. On verra bien. Si nos proches viennent vous parler, nous voir, discuter avec nous, on en parlera tous ensemble, et si c’est décidé, vous pourrez travailler sans problème et personne ne vous dérangera. D’accord ? Mais ce n’est pas une décision qui peut être prise par une ou deux personnes, on n’aime pas ça du tout. On a parlé plusieurs fois au propriétaire du tracteur et il n’a pas l’air de nous croire. Tu peux lui dire que si on le revoit ici, on le brûlera. On n’est pas la pour plaisanter et on dirait qu’il se fiche de nous. On n’a pas le droit de toucher aux terres autochtones. Ces terres nous appartiennent, elles appartient à moi, à mon père, à mes grands-parents, à mes enfants, à mes petits-enfants, à mon peuple. Là on vous parle tranquillement, la prochaine fois, ça ne va pas se passer comme ça, ça va être une autre histoire, peu importe qui est le patron, ou qui prend le bois. Tu dois nous respecter, tu es notre voisin. Quel type de voisin envahit les terres d’autrui ? Ce n’est pas un voisin, c’est un ennemi. Et toi aussi. Tu prends ton tracteur et tu l’emmènes loin d’ici. Avant qu’on n’y mette le feu. Et alors comment tu gagneras ta vie ? Je n’ai pas peur de toi. Je suis une Indienne. Je n’ai pas peur de toi. Les Tembe ont réussi à arrêter six bûcherons clandestins et deux bulldozers dans cette partie de la réserve. Ils vont maintenant s’assurer qu’ils quittent la réserve et ils vont leur donner un avertissement, leur disant que s’ils reviennent dans la zone, ils mettront le feu à leurs véhicules et les remettront à la police fédérale. Les opérations comme celles-ci ne suffiront pas à mettre fin à l’exploitation forestière illégale. Il faudra le soutien de la police et du gouvernement pour faire en sorte que les Tembe ne perdent pas la lutte pour leur forêt. À cause de la lenteur légendaire du système judiciaire brésilien, les Tembe n’ont toujours pas accès à l’ensemble de la ferme Meje. Depuis la réalisation de ce documentaire, nous avons appris qu’un Tembe était mort lors d’une confrontation violente avec des colons. La date d’expulsion n’a toujours pas été fixée. Les Tembe sont donc contraints de mener leurs patrouilles pour tenter de mettre fin à l’exploitation forestière illégale avant qu’il ne soit trop tard.

100 Comments

  • Valdecir Donizete

    Boa oque a índia falou, o verdadeiro vizinho e amigos respeita o território do outro concordo com ela parabéns.

  • Kelly T

    Kill every logger.Leave them where you find them.The chief himself is corrupted.The only strong warrior left is that one woman.

  • LiveLeak

    Criminals i wouldve raged war they just want what the farmers built their homes and their farm if they wouldve been living in huts they wouldve never complained

  • Jon Doe

    The woman tells them how it is their just lucky the cameras were there trust me she's 150% correct if I was there I'd back her to the hilt by any means necessary trust me those Indians are the real owners how dare they destroy for money in my eyes they should start putting heads on poles F it straight up come here and thieve at your own peril straight bless these Indians dear Lord to keep their inherited lands safe ameine…

  • R de Kort

    In most coutrys they will call these poeple rebels…this really is bullshit, it's about money nothing else,everybody knows brasil is one of the most corrupt countrys in the world

  • Search Seven

    Capitalist asshats. The American Dream is a lie. I think the world can do without lumberjacks and prostitution. Or troglodytes funding the local bartender’s retirement. They are flies.

  • Archangel Angel

    Very good video..👏👍👍 respect who is protected them land…and May God blessed them..Amen…

  • Bobby Deokali

    Men are from Mars & they want 2 do the same 2 Earth!
    Mars was inhabited by humans! Believe it or not!
    Now they want 2 do the same here, cos of greed!
    Don't kill the world!
    The more educated human gets the more stupid he becomes!

  • Tiempo Nuevo

    The sad thing is that the loggers' ancestors were more than likely once part of a tribe of the Amazon too.

  • Tiempo Nuevo

    Guardians of the Forest. Thank God for the courageous tribes. Their forest provides 20% of the earths entire sum of oxygen. Just a few years ago it was 25%

  • Teokoitu Taoro

    brazillian government you are a parasite dirty mongrel no regards for the true people who live there you are a disgrace..? illegal kick backs for deforesting this resource when it is all gone dont come cryn foul play..? SAVE this forest for future generations to come..?

  • Teokoitu Taoro

    so the farmer come down & ask the indian for proof that these skum bags illegall taken thses indians land knowing full well they dont have any document cos the people who stole was corrupt officials & poor indians have no leg to stand on..? GREEDY SON OF BITCH>>?

  • Eric Bullis

    You know plants breathe carbon dioxide if you mix it into the fertilizer it helps plants grow so if you keep cutting down the damn trees sooner or later it's going to get hotter and hotter and you're not going to be able to breathe because there's too much carbon dioxide in the atmosphere stop chopping down the damn trees there's other ways to make Lumber another ways to make paper one of the alternative is hemp it also makes the strongest rope in the world durable clothing as well and paper and they can be turned into plywood And reinforced and you can also make it Fireproof

  • Eric Bullis

    If you want them to stop illegally harvesting the trees and protected areas you need to find out who the buyers are the companies that are buying the lumber from these criminals and put a stop to those companies

  • EpicThe112

    Read a 2006 National Geographic article about this and from what I understand they seem to be given satellite image data by ngo

  • Jamieriggensyahoo.com187 Riggens

    We all know the white man is behind this!! They are invaders of everyone's land. Then they claim it as there own

  • MaybeSo MaybeNot

    Little do they know..that their fight is a double WIN for the 1%.
    Deforestation and Depopulation happening at the same time.
    Sad.

  • anthony bronson

    Well as I have stated before in another comment section that I am here there and every where because I was here in 1980 and up because of classified connections we can't say but it lead a number of team members of forestry development groups and yes of course the guy with out a name dah at the time was ME isn't that awesome but my real reason was to see for myself and draw a clear picture in what type of relations the traditional tribal commities were having with loggers and trespassers as well as gov and military mix groups and of course the international committee new if it and we were told just do your job with a different allias every 3 months but this is nothing new and goes quite a ways back….

  • anthony bronson

    There is two more very important comments to add here is we have met with all three of these commities and all of them were great and very accommodating in our stay including the very friendly and very helpful federal system but it is sad that there isn't a clear settlement….

  • anthony bronson

    To add may God bless the aboriginal and traditional communities may it all be resolved in his mighty name JESUS Christ SHALOM to all..

  • Minketan Barot

    Save trees and jungle is prime due of local people and government. the human grid of wood and natural resources has to stop some where's. But gun is not solution at all.

  • Bodyboarding Chronicles

    People notice how easy it is to be a man or women when mass media isn't brainwashing us with propaganda!
    I would live a fight along side my original people!

    God bless you cousinz!

    One Team

  • All private

    I ❤ this people. Forests mean heart of the earth blood of the earth. Protect yours heritage and fight for it. Protecting Forests you protect whole world. God bless you!

  • Mike Jenn

    Please do another video on logging in Brazil, especially now under their current president who has allowed illegal logging to increase by 150%

  • Neal Marshall

    What they are doing collectively is great, going through the slow legal process and the vigilante policing, but what she is doing in particular is special.

  • MrTakeshi763

    It's time to protect the Amazon with an United army of all countries it's a world treasure and gives life to all. Anyone attacking it should pay the ultimate price

  • Sam Lair

    As climate change progresses, this region of Brazil is expected to receive less rain. Coupled with the diminished hydrological rain cycle from clearing the rain forest and increased evaporation from increased temperatures, these poor people are in for a rough go.
    Search:
    climate change weather patterns brazil
    And to think, all because greed blinded us to the simple truth that carbon dioxide has a blanketing effect on infrared radiation.

  • ʻUmar ibn al-Khaṭṭāb Malaysia

    I really like to join the native people of Amazon and kill the people who cutting the trees. Allah help you all my great native brothers and sisters against this mafia.ameen

  • ʻUmar ibn al-Khaṭṭāb Malaysia

    Can we come together to stop these mafia who destroying our nature who responsible for the global warming and climate change worldwide before the time is too late.

  • ʻUmar ibn al-Khaṭṭāb Malaysia

    Why We are always spending a billion on army to finght against the human why we can not a build one world army to finght against the global warming and climate change. Please let come together and build the real army and fight against global warming and climate change before the time is too late for us. Thanks

  • ʻUmar ibn al-Khaṭṭāb Malaysia

    My dear wolrdmmate very soon we will realize this native was doing a great job for us saving our oxygen industry which proveding us oxygen it's not only there responsibility to stop deforestation it's our responsibility too to stop everyone from destroying nature and deforestation worldwide global warming and climate change are here because of these mafia who responsible for the global warming and climate change worldwide.

  • ʻUmar ibn al-Khaṭṭāb Malaysia

    I love this native people we have the same problem in peninsula Asia. Corruption and bad politician destroy our jungle.

  • Ryan Pearsall

    You "white men" in South America should be ashamed of yourselves.. I didn't know you Spanish and Portuguese were considered white by the native people… I was always told never to trust your head down below… Obviously you southern european heathens already had a love affair with Africa and now we call it Morocco, You then had a love affair with Indians below UISA and we now call you Latino Mestizos. Women say men think too much with their "0ther head" .. The settlers in south america didn't discriminate down below, didn't see any color but pink.. The Settlers of the north were discriminatory above and below… Is it worse if your're racist below the waist also?

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